
FESTIVAL DU FILM DE L'EST 2026
6e édition
LES FILMS DE LA RÉGION GRAND EST SUR GRAND ÉCRAN
ÉDITO
L’offre événementielle du cinéma et de l’audiovisuel est riche à Strasbourg en 2026. Après s’être quittée en juillet sur le Forum Alentours, la profession retrouve, en cette rentrée le grand public régional dans un couloir automnal des festivals dense et passionnant. Le FEFFS a sonné la reprise comme chaque année, et c’est maintenant au Festival du Film de l’Est de prendre le relais, pour embarquer ceux qui aiment les films dans un deuxième temps fort cinématographique. Suivront deux rendez-vous internationaux majeurs pour nos producteurs : Eurodoc en octobre et ACE Producers en novembre, entrecoupés du festival Augenblick, que le public cinéphile de la région connaît bien aujourd’hui.
Le rendez-vous annuel du cinéma régional trouve sa place bien à lui – et bien dessinée désormais – dans cet ensemble de manifestations complémentaires, où différentes démarches coexistent au service de différents goûts. Au Festival du Film de l’Est, cette année encore, les cinéastes émergents, les professionnels établis et les spectateurs curieux se rencontreront dans un cadre convivial, sans smoking et sans chichi, avec des bons films à tous les étages, déconcertants, funs, originaux… ou beaux simplement. Des films d’ici, mais qui nous montrent que le « ici » est divers. Des équipes artistiques locales nombreuses, accessibles et enthousiastes sont d’ailleurs impatientes de vous les montrer et d’en parler avec vous : vous êtes voisins, venez les rencontrer !
Timothée Euvrard – Président de LabFilms
Pour cette nouvelle édition, on a lancé et terminé l’appel à films plus tôt que d’habitude (parce que c’est la vie) et en février j’ai beaucoup paniqué parce qu’on n’avait pas reçu beaucoup de films. Mais Victor (notre nouveau coordinateur) et Arnaud (notre Jacques Séguéla à nous) ont réussi à être suffisamment menaçants pour convaincre les cinéastes du coin d’envoyer leurs films, donc on en a reçu encore plus que l’année dernière !
221, contre 210 en 2025.
Les gens ont manifestement trop de trucs à dire, et puisque la France de Macron les empêche de partir en vacances, ils font plutôt des films avec des potes. D’ailleurs, on a reçu tellement de courts-métrages réalisés pour le Nikon Film Festival et autres concours qu’on a dû mettre en place une séance spéciale “Bêtes de concours” au cinéma Star (p.12-13) pour mettre en lumière cette épidémie créative. De plus en plus de personnes de la région Grand Est se motivent à faire des films – ne serait-ce que pour essayer -, de nouvelles voix se découvrent, des habitué·es continuent à nous autoriser à regarder au travers de leurs yeux ; en tant que programmateur, c’est toujours plaisant de savourer cette ivresse cinématographique, d’autant plus que je suis alcoolique.
Comme chaque année, la programmation de films documentaires est un calvaire : pas parce qu’ils sont nuls, mais parce qu’il y a trop de films intéressants et pas assez de place dans la prog’. Pour cette fois, la catégorie long-métrage propose un équilibre entre films documentaires produits et autoproduits (de plus en plus de personnes se motivent, je vous l’avais dit) et nous réitérons notre séance courts-métrages documentaires (que nous avions inaugurée l’année dernière), qui parvient sans peine à devenir l’une des séances les plus marquantes du FFE.
La compétition de courts-métrages de fiction s’étale sur trois séances, comme d’hab’ : vous verrez des disparitions de mémés, du camping, des voyages en bus et même en soucoupe volante ! En écrivant cet édito trop long, je me rends compte qu’au lieu de partir en vacances, pas mal de réals font des films sur des gens qui se barrent. CQFD.
Rock Brenner – Directeur artistique et responsable de programmation

Affiche réalisée par Gauthier Humbert

